Honor Harrington

Salut les pirates ! J’avais envie depuis un bon moment de faire une rubrique littéraire SF sur le blog. Voici donc le premier post, consacré à la saga Honor Harrington, de David Weber, commencée en 1993.

Honor_HarringtonHonor Harrington
(et Nimitz, son chat sylvestre)

L’intérêt, notamment pour un joueur d’EVE online, c’est que les deux univers sont très proches (et ce n’est sans doute pas un hasard, l’un ayant sans doute un peu inspiré l’autre).

Le background :
L’histoire se déroule 5ème millénaire après J.C. Désormais la datation se fait depuis le plus important évènement ayant marqué l’espèce humaine : le début de la Diaspora.
L’humanité a lentement mais surement essaimé à travers la galaxie, colonisant des milliers de systèmes. Certaines colonies sont indépendantes, formant des fédérations, des empires et des républiques interstellaires. D’autres se rattachent encore à la Terre (la Ligue Solarienne).

L’action commence en 1900 après la Diaspora, dans le Royaume Stellaire de Manticore (très largement inspiré de l’Empire Britannique), une monarchie parlementaire. Cet Etat mono système contrôle 3 planètes habitables (Manticore, Gryphon et Sphinx), mais surtout un site stratégique lui donnant un pouvoir économique disproportionné : Un nœud de trous de vers, reliant Manticore à 7 autres systèmes stellaires par un couloir instantané (alors que les voyages interstellaires hyperspatiaux se comptent au moins en semaines).

Entouré par l’Empire Andermien (un peuple de culture germanique mais d’origine chinoise), la Fédération Silésienne (un territoire infesté de pirates, l’équivalent du low sec) et la République Populaire de Havre (mélange futuriste de la France sous la révolution et de l’Union Soviétique), le Royaume a mis à profit sa position de hub commercial pour disposer d’une flotte spatiale fortement entraînée et seconde technologiquement, derrière l’immense Flotte Solarienne, pour éviter les débordements expansionnistes de ses voisins.

L’histoire:
Honor Harrington est, dans le premier roman, une simple capitaine de frégate, commandant le croiseur léger Intrépide. Prise dans les tourments politiques, elle et son navire se retrouvent affectés à une voie de garage : La station Basilic, l’un des points d’arrivée du nœud manticorien. Seul navire à devoir patrouiller dans un système sans autre importance que le point de saut, l’Intrépide ne devient guère plus qu’un garde-côte luttant contre la contrebande… Mais ce serait sans compter sur une puissance étrangère (les méchants de l’histoire) qui a des vues sur Manticore, et dont la stratégie passe par Basilic.

C’est à Basilic que le capitaine Harrington forgera sa réputation qui mènera à son surnom de « Salamandre » : Celle qui se retrouve toujours là où le brasier est le plus ardent… A croire qu’elle attire les problèmes.

Forte de treize romans, cette saga se classe dans le genre SF militaire, mélangeant combats spatiaux, espionnage et politique. Les batailles y sont décrites avec un réalisme froid et effrayant. Ici, point d’engagements à portée visuelle comme dans EVE, mais à des centaines de milliers (voire des millions) de kilomètres au minimum, à coup de bordées de missiles. Des combats propres, ou rien ne fait tache…jusqu’à ce qu’un vaisseau soit touché par un missile ou une arme à énergie (lasers à rayons gammas). Et là, c’est le carnage, et l’auteur nous montre bien le cauchemar que provoquent les armes lourdes dans les navires. Prenez en de la graine quand vous vous ferez poder :), et ayez une pensée émue pour votre équipage.

On y trouve des navires de toutes tailles, du petit BAL (bâtiment d’assaut léger) au gigantesque super-cuirassé. Les stratégies d’opérations à grande échelle, impliquant des milliers de bâtiments, sur des centaines d’années-lumière, y sont décrites en détails, ainsi que les tactiques et doctrines des différentes flottes.

Côté histoire elle-même, si la trame globale reste assez classique, le traitement des personnages est génial. On les suit tout au long de l’histoire (enfin, des histoires plutôt), et les affrontements n’épargneront pas les personnages principaux, qui sont loin d’être immortels ou intouchables, à commencer par Harrington elle-même (sans trop spoiler, elle s’en prend régulièrement plein la tête, la pauvre).

Les différentes intrigues principales et secondaires abordent des thèmes comme, entre autres, l’extrémisme religieux, la corruption, le féminisme, la déontologie médicale et génétique, les nanotechnologies, les dictatures et les faiblesses des démocraties.

David Weber a conçu un background S-F très cohérent, avec un certain nombre d’hypothèses, presque toutes liées à une technologie (la maîtrise de la gravitation, la génétique, la nanotechnologie), qui, ajoutées à des progrès totalement acceptables si l’on considère les deux mille ans nous séparant des romans, forment un tout absolument logique et passionnant.

Romans traduits en français (éditions l’Atalante):
Mission Basilic
Pour l’Honneur de la Reine
Une guerre victorieuse et brève
Au champ du déshonneur
Pavillon de l’Exil
Mascarade Silésienne
Aux mains de l’ennemi
La disparue de l’enfer
Les cendres de la victoire
Plaies d’honneur
Coûte que coûte
En mission
L’orage gronde

Spin off :
Autour d’Honor
Une aspirante nommée Harrington
La Couronne des esclaves
L’Ombre de Saganami
L’Ennemi dans l’ombre
Torche de la liberté

Voilà de quoi vous occuper abondamment pendant les sessions de minage et les AFK scan de moons. Bonne lecture.

Ravayne.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s