EVE online, j’ai croqué la pomme !

EVE

Alors que je commençais un peu à me morfondre sur la dernière extension de WoW (plus rapidement que d’habitude, mais c’est un autre sujet) lors d’un moment de déprime hivernal, je réfléchis aux alternatives possibles et attrayantes pour mon âme de gamer insatiable. 
Etant plutôt fan de SF, mon attention s’était déjà portée sur EVE il y a quelques années (2 ou 3, je ne sais pas plus). Je m’étais un peu lancé « à l’arrache », sans trop me renseigner (grave erreur). Du coup, j’avais rien compris et avais arrêté au bout de deux heures et quelques missions du tutoriel de base. D’autant que le jeu n’était encore qu’en anglais (ou en russe, japonais et allemand, donc bon…). Disons le tout de suite, EVE online n’est pas un jeu « noob friendly ». Cette fois ci, motivé par la sortie d’une version française, je me suis donc amplement renseigné via divers sites et vidéos, pour ne pas foirer mon deuxième départ.

1ère partie, présentation de la bête :
Sorti en 2003, EVE est un peu un ovni dans le monde des MMORPG (logique pour un jeu de vaisseaux spatiaux). C’est d’ailleurs plus un MMO simulateur de combat spatial, de politique, d’économie, de recherche scientifique, de diplomatie, d’exploration, de colonisation, d’industrie, d’espionnage, d’extorsion, d’arnaque, de piratage et de boursicotage (la liste n’est exhaustive), qu’un RPG proprement dit. Le terrain de jeu est gigantesque, l’univers d’EVE comportant plus de 8000 systèmes, chacun possédant un cortège de planètes, lunes, ceintures d’astéroïdes, stations.

Ses caractéristiques :
– Un seul serveur (enfin techniquement deux, mais l’autre est pour les chinois).

– Serveur PvP. Ça signifie que dès qu’on sort d’une station, peu importe le lieu, on peut être impliqué dans un combat entre joueurs. Cela dit, l’espace est divisé en zone de sécurité. High sec pour haute sécurité, low sec pour basse et null sec pour…nulle.

La différence, c’est qu’en high sec, la police du coin (Concord) attaquera votre agresseur (ou vous-même si vous êtes l’agresseur). Par contre, elle ne l’empêchera pas de vous attaquer. Malgré tout, si vous n’êtes pas une cible bien juteuse (un vaisseau très cher, un cargo rempli de marchandise de valeur), il y a quand même très peu de chance qu’on s’attaque à vous, à quelques exceptions notables (guerre de corpos, vol de loot, etc.). En low sec, plus de police mais juste des sentinelles automatiques près des stations et des stargates. Quant au null sec, ni police ni sentinelles. Ce sont des zones de non droit, où sont installées des alliances qui s’affrontent pour le contrôle des ressources. On peut aussi y utiliser des armes prohibées en high sec/low sec (bulles anti warp, bombes).

Pourquoi alors aller en low ou null sec ? Parce que (et c’est un peu la philosophie d’EVE) plus le risque est élevé, plus la récompense est grande. Le minerai des astéroïdes a beaucoup plus de valeur, les loots des pnj sont meilleurs, etc. Voici la très bonne définition d’un vétéran sur le PvP dans EVE.

– Full loot. Quand votre vaisseau (et/ou votre pod) est détruit, ben, il est détruit. On ne repope pas à la station avec (on vous active juste un corps de rechange si votre pod est détruit). Et l’agresseur peut looter votre épave. D’où la règle principale d’EVE : Ne jamais voler dans un vaisseau qu’on ne peut pas se permettre de perdre.

– Une partie PvE. Elle consiste à remplir des missions pour des corporations de PNJ. Ça permet de gagner des points de réputation pour acheter des trucs et de gagner des sous. Il y a aussi des primes quand on dézingue des PNJ pirates.

– Pas de niveaux, pas de classes, pas d’xp. On développe son perso en achetant des compétences, puis en les apprenant et les augmentant avec le temps. Ce sont les vaisseaux dans lesquels vous volez qui détermineront votre rôle (DPS courte ou longue portée, CC –tackler et Ewar-, logistiques –les healers dans EVE-, éclaireurs, buffeurs, débuffeurs, etc.).

– Une moyenne d’âge de la population clairement plus élevée que sur la plupart des autres MMO. C’est sans doute la conséquence de la difficulté du jeu. Difficulté qui n’est pas à proprement parler dans le gameplay, mais dans la masse d’informations à assimiler. A titre d’exemple, je viens de me farcir un guide de 36 pages (en anglais) sur le pilotage et l’équipement (on dit le fitting dans EVE) d’une frégate T1, un des vaisseaux de base. C’est dire la richesse et la profondeur du jeu.

– La souveraineté. Une grande partie de l’univers d’EVE est conquêrable par des alliances de joueurs (le null sec sov). Enfin, était conquêrable. Dans les faits, les plus grosses alliances sont déjà solidement installées, et il y a assez peu de changement. Même si régulièrement des systèmes passent d’une main à l’autre. Cela dit, il suffit parfois de pas grand-chose pour bousculer cet ordre établi. Ce fut le cas à plusieurs reprises par le passé. L’histoire des guerres entre alliances/coalitions est plutôt longue et épique.

– C’est sans doute le jeu qui possède le plus de contenu hors-jeu. Que ce soit des blogs, des sites d’infos, des sites de bases de données, des wikis, des guides, des vidéos, des logiciels tiers pour gérer ses vaisseaux, ses persos ou son business, il y a vraiment de quoi faire.

Voilà pour cette première partie sur EVE. Dans le prochain article, je parlerai des choses à faire pour bien commencer. Des images valant mieux que de long discours, voici une vidéo de présentation récente :

Des liens utiles en français si vous souhaitez en savoir plus :

Eve-guides.fr

JeuxOnLine EVE

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